Notre méthode
Sourcène affiche une mesure, sa date, son seuil réglementaire et la nature de ce seuil.
Rien d'autre. Le service ne rend aucun verdict, ne classe aucune commune et n'envoie
aucune alerte : l'alerte relève de l'Agence régionale de santé (ARS) et de votre mairie.
Cette page explique ce que nous faisons de la donnée publique, et surtout ce que nous
refusons d'en faire.
Deux analyses sur trois ne sont pas des mesures
Le fichier national contient 131 211 329 analyses, portant sur
1 788 paramètres différents, de 2016 à 2026. Sur ce total,
86 457 364 analyses — soit 65,9 % — ne portent pas un nombre mais une
borne : le laboratoire a écrit « inférieur à 0,020 », ce qui veut dire « s'il y en a,
il y en a moins que la plus petite quantité que mon appareil sait distinguer ».
C'est le résultat normal d'un contrôle qui cherche des substances rares. Ce n'est pas
une lacune du fichier. Mais ce n'est pas non plus une mesure, et cela change tout ce
qu'on peut en calculer.
Le fichier officiel traduit ces bornes en zéro. Nous ne le faisons pas.
Le fichier public contient une colonne de commodité qui convertit chaque résultat en
nombre. Nous avons vérifié ce qu'elle fait des « inférieur à » : elle les remplace par
zéro, dans 100,0 % des cas. Elle place sur ce même zéro d'autres
écritures qui ne disent pourtant pas la même chose, comme « traces »,
« non déterminé » ou « analyse non faite ».
Nous n'utilisons jamais cette colonne pour calculer. Nous relisons la chaîne écrite par
le laboratoire, telle quelle, et nous la conservons dans notre base mot pour mot. La
colonne traduite ne nous sert qu'à une chose : contrôler notre propre lecture.
La raison tient en un exemple. Sur un seul prélèvement réel, les seuils de
quantification des différents paramètres vont de 1 à 2 000 les uns par rapport aux
autres. « Inférieur à 0,0005 » et « inférieur à 1,0 » deviennent tous les deux zéro, et
l'information la plus utile — jusqu'où le laboratoire a su regarder — disparaît. Faire
la moyenne de ces zéros produit un nombre que personne n'a mesuré.
Nous affichons le seuil de quantification
Quand une substance n'a pas été détectée, nous écrivons
« non détecté (< 0,020 µg/L) » et jamais « 0 ». Les deux moitiés de cette
phrase comptent :
- « non détecté » dit ce qu'a trouvé le laboratoire, c'est-à-dire rien de
quantifiable ;
- le nombre entre parenthèses dit avec quelle finesse il a cherché. Une non-détection
à 0,0005 et une non-détection à 1,0 ne rassurent pas de la même façon.
Sur les séries d'un paramètre, nous conservons pour la même raison le pire seuil de
quantification rencontré dans l'année, et le nombre d'analyses réellement quantifiées
rapporté au nombre total.
Une médiane, jamais seule
Quand nous calculons un minimum, une médiane ou un maximum, nous le faisons sur les
seules valeurs quantifiées, et nous affichons toujours à côté combien d'analyses ont
été quantifiées sur combien d'analyses réalisées.
Nous le disons franchement : une médiane calculée ainsi surestime, et
c'est un biais connu. Nous l'assumons plutôt que de le masquer. Les deux méthodes
courantes pour le corriger consistent à remplacer les non-détections par 0, ou par la
moitié du seuil de quantification. Toutes les deux fabriquent des chiffres que personne
n'a mesurés, et le lecteur ne peut plus faire la différence. Nous préférons afficher un
chiffre imparfait accompagné de quoi le comprendre.
« Limite » et « référence » ne sont pas la même chose
La réglementation distingue deux sortes de seuils, et les confondre revient à
transformer un défaut de confort en risque sanitaire.
Les deux natures de seuil, et ce qu'un dépassement signifie
| Nature du seuil |
Ce qu'elle vise |
Ce qu'un dépassement veut dire |
| Limite de qualité |
Les paramètres qui peuvent avoir un effet sur la santé, immédiat ou après une
exposition prolongée. |
Le seuil est contraignant. Le dépassement appelle une action, et c'est l'ARS
qui décide s'il faut restreindre un usage. |
| Référence de qualité |
Les paramètres qui renseignent sur le bon fonctionnement des installations et
sur le confort : goût, odeur, aspect, corrosivité. |
Le seuil est indicatif. Le dépassement signale quelque chose à surveiller ou à
corriger, pas un danger en soi. |
Sur nos pages, la nature du seuil est écrite à côté de chaque valeur. Nous ne
remplaçons jamais ces deux mots par un mot unique ni par une couleur, parce que la
couleur efface la distinction que la réglementation a pris soin d'établir.
Près d'une analyse sur quatre n'a aucun seuil
31 855 033 analyses, soit 24,3 % du total, ne sont associées à
aucun seuil réglementaire : ni limite, ni référence. Ce sont souvent
des paramètres suivis pour comprendre le fonctionnement d'un réseau, des substances
recherchées sans valeur réglementaire fixée, ou des résultats exprimés autrement qu'en
concentration.
Nous affichons ces mesures, avec la mention explicite qu'il n'existe pas de seuil.
Elles ne sont comptées ni comme conformes, ni comme non conformes : les compter d'un
côté ou de l'autre serait inventer une règle qui n'existe pas.
Le réseau, et non la commune
Le contrôle sanitaire porte sur des réseaux de distribution, pas sur des communes.
Il y a 24 442 réseaux pour 34 944 communes, et
8 175 communes, soit 23,4 %, sont desservies par plusieurs
réseaux : 263 435 lignes du fichier précisent même le quartier concerné.
Afficher une valeur unique « pour la commune » reviendrait donc, dans près d'un cas sur
quatre, à mélanger des eaux d'origines différentes. Nous vous montrons la liste des
réseaux qui desservent votre commune, et vous choisissez. Sachez que le nom du réseau
dans le fichier est souvent celui d'un syndicat intercommunal, parfois éloigné du nom
de votre commune : c'est normal.
Un réseau peut aussi être alimenté par d'autres réseaux en amont : c'est le cas de
1 963 180 prélèvements, soit 46,6 %. Nous affichons ces liens quand ils
existent, car ils expliquent d'où vient l'eau.
Et jamais le nom de l'exploitant
Le fichier d'origine nomme l'unité de gestion, le distributeur et le maître d'ouvrage.
Ces trois colonnes ne sont pas chargées : elles n'entrent pas dans
notre base, donc aucune page ni aucune réponse de notre interface ne peut en contenir.
Nous n'avons pas filtré à l'affichage, nous avons refusé d'ingérer — un filtre
s'oublie, une colonne absente ne fuit pas.
Ce que nous publions à la place est ce que l'exploitant couvre : le nombre de
réseaux et de communes qu'il dessert. Sur les 6 690 entités du fichier, la médiane
est de 1 réseau, 51,2 % n'en ont qu'un seul et le maximum est de 260. Cela dit
l'échelle à laquelle se prennent les décisions techniques, sans désigner personne.
Ce choix a un coût, et nous l'assumons : le nom de l'exploitant est une information
publique, et savoir qui distribue l'eau que l'on paie relève de la vie démocratique
locale. Il reste accessible sur votre facture d'eau, en mairie avec le rapport annuel
sur le prix et la qualité du service, et dans le fichier public lui-même. Ce que nous
refusons n'est pas l'accès, c'est l'amplification : placer un nom au sommet d'une page
de mesures, là où une teneur en nitrates — un fait de bassin versant construit sur des
années en amont du captage — se lirait comme un reproche adressé à quelqu'un.
Ce que nous ne savons pas lire, nous ne le devinons pas
Les seuils réglementaires sont écrits en toutes lettres dans le fichier, sous des formes
variées (« <=0,1 µg/L », « >=200 et <=1100 µS/cm »). Notre lecteur refuse toute
forme qu'il ne reconnaît pas, plutôt que d'en approcher le sens : un seuil mal lu
inverse une conformité.
Ces refus sont comptés, et le compte est publié sur notre page d'état
(/api/etat) à côté de l'âge des données. Une donnée que nous n'avons pas su
lire doit être visible, pas enfouie dans un journal que personne n'ouvre.
Pourquoi nos chiffres peuvent différer d'un autre site
Plusieurs services republient le même fichier public. Si vous trouvez ailleurs un
chiffre différent du nôtre pour le même réseau et la même année, voici les causes les
plus probables. Aucune n'implique qu'un des deux se trompe.
- Les non-détections. C'est de loin la première cause, et elle porte
sur 65,9 % des analyses. Un site qui utilise la colonne traduite calcule sur des
zéros ; nous calculons sur les seules valeurs quantifiées. Nos médianes sont donc
mécaniquement plus élevées, et nos comptages de « valeurs » plus faibles.
- L'unité géographique. Un chiffre « par commune » agrège les
réseaux ; le nôtre est par réseau. Pour les 23,4 % de communes multi-réseaux,
les deux ne peuvent pas coïncider.
- La date de la version. Le producteur corrige et complète ses
fichiers ; une analyse peut être ajoutée ou rectifiée après coup. La version que nous
servons et sa date de construction sont indiquées sur
/api/etat.
- La période retenue. Nos séries annuelles couvrent toutes les
années présentes dans les fichiers ; le détail analyse par analyse n'est conservé que
sur une fenêtre récente. Un autre site peut afficher « les douze derniers mois » ou
« la dernière année complète ».
- Le traitement des analyses sans seuil. Elles représentent
24,3 % du total. Un taux de conformité change beaucoup selon qu'on les compte au
numérateur, au dénominateur, ou pas du tout — nous ne les comptons pas.
- Les résultats qui ne sont pas des nombres. Certaines analyses
rendent « présence », « traces » ou « incomptable ». Nous les rangeons à part ; les
additionner à des concentrations n'aurait pas de sens.
Source et licence
Les données affichées proviennent des résultats du contrôle sanitaire de l'eau
distribuée commune par commune, extraits de la base SISE-Eaux du
Ministère chargé de la Santé, publiés sur la plateforme
data.gouv.fr.
Ces données sont diffusées sous Licence Ouverte 2.0 (Etalab). Sourcène
les réutilise dans ce cadre, sans lien avec le producteur, qui n'est en rien engagé par
la présentation que nous en faisons ni par les erreurs qu'elle pourrait comporter.
La version exacte des fichiers ingérés, la date de construction de notre base, le
nombre d'analyses lues et conservées, ainsi que le nombre de formes et de seuils que
nous n'avons pas su lire, sont publiés en permanence sur
/api/etat.
HTML — le corps de la page
donnees-2026 texte brut — meta.version_donnees
2026-08-31T17:51:55+00:00 texte brut — meta.construite_le
Un jeton non fourni se remplace par la chaîne vide : la page reste valide.
⚠ POURQUOI LA DOUBLE ACCOLADE. Elle est l'intersection de deux mondes : un
`gabarit.replace("
Notre méthode
Sourcène affiche une mesure, sa date, son seuil réglementaire et la nature de ce seuil.
Rien d'autre. Le service ne rend aucun verdict, ne classe aucune commune et n'envoie
aucune alerte : l'alerte relève de l'Agence régionale de santé (ARS) et de votre mairie.
Cette page explique ce que nous faisons de la donnée publique, et surtout ce que nous
refusons d'en faire.
Deux analyses sur trois ne sont pas des mesures
Le fichier national contient 131 211 329 analyses, portant sur
1 788 paramètres différents, de 2016 à 2026. Sur ce total,
86 457 364 analyses — soit 65,9 % — ne portent pas un nombre mais une
borne : le laboratoire a écrit « inférieur à 0,020 », ce qui veut dire « s'il y en a,
il y en a moins que la plus petite quantité que mon appareil sait distinguer ».
C'est le résultat normal d'un contrôle qui cherche des substances rares. Ce n'est pas
une lacune du fichier. Mais ce n'est pas non plus une mesure, et cela change tout ce
qu'on peut en calculer.
Le fichier officiel traduit ces bornes en zéro. Nous ne le faisons pas.
Le fichier public contient une colonne de commodité qui convertit chaque résultat en
nombre. Nous avons vérifié ce qu'elle fait des « inférieur à » : elle les remplace par
zéro, dans 100,0 % des cas. Elle place sur ce même zéro d'autres
écritures qui ne disent pourtant pas la même chose, comme « traces »,
« non déterminé » ou « analyse non faite ».
Nous n'utilisons jamais cette colonne pour calculer. Nous relisons la chaîne écrite par
le laboratoire, telle quelle, et nous la conservons dans notre base mot pour mot. La
colonne traduite ne nous sert qu'à une chose : contrôler notre propre lecture.
La raison tient en un exemple. Sur un seul prélèvement réel, les seuils de
quantification des différents paramètres vont de 1 à 2 000 les uns par rapport aux
autres. « Inférieur à 0,0005 » et « inférieur à 1,0 » deviennent tous les deux zéro, et
l'information la plus utile — jusqu'où le laboratoire a su regarder — disparaît. Faire
la moyenne de ces zéros produit un nombre que personne n'a mesuré.
Nous affichons le seuil de quantification
Quand une substance n'a pas été détectée, nous écrivons
« non détecté (< 0,020 µg/L) » et jamais « 0 ». Les deux moitiés de cette
phrase comptent :
- « non détecté » dit ce qu'a trouvé le laboratoire, c'est-à-dire rien de
quantifiable ;
- le nombre entre parenthèses dit avec quelle finesse il a cherché. Une non-détection
à 0,0005 et une non-détection à 1,0 ne rassurent pas de la même façon.
Sur les séries d'un paramètre, nous conservons pour la même raison le pire seuil de
quantification rencontré dans l'année, et le nombre d'analyses réellement quantifiées
rapporté au nombre total.
Une médiane, jamais seule
Quand nous calculons un minimum, une médiane ou un maximum, nous le faisons sur les
seules valeurs quantifiées, et nous affichons toujours à côté combien d'analyses ont
été quantifiées sur combien d'analyses réalisées.
Nous le disons franchement : une médiane calculée ainsi surestime, et
c'est un biais connu. Nous l'assumons plutôt que de le masquer. Les deux méthodes
courantes pour le corriger consistent à remplacer les non-détections par 0, ou par la
moitié du seuil de quantification. Toutes les deux fabriquent des chiffres que personne
n'a mesurés, et le lecteur ne peut plus faire la différence. Nous préférons afficher un
chiffre imparfait accompagné de quoi le comprendre.
« Limite » et « référence » ne sont pas la même chose
La réglementation distingue deux sortes de seuils, et les confondre revient à
transformer un défaut de confort en risque sanitaire.
Les deux natures de seuil, et ce qu'un dépassement signifie
| Nature du seuil |
Ce qu'elle vise |
Ce qu'un dépassement veut dire |
| Limite de qualité |
Les paramètres qui peuvent avoir un effet sur la santé, immédiat ou après une
exposition prolongée. |
Le seuil est contraignant. Le dépassement appelle une action, et c'est l'ARS
qui décide s'il faut restreindre un usage. |
| Référence de qualité |
Les paramètres qui renseignent sur le bon fonctionnement des installations et
sur le confort : goût, odeur, aspect, corrosivité. |
Le seuil est indicatif. Le dépassement signale quelque chose à surveiller ou à
corriger, pas un danger en soi. |
Sur nos pages, la nature du seuil est écrite à côté de chaque valeur. Nous ne
remplaçons jamais ces deux mots par un mot unique ni par une couleur, parce que la
couleur efface la distinction que la réglementation a pris soin d'établir.
Près d'une analyse sur quatre n'a aucun seuil
31 855 033 analyses, soit 24,3 % du total, ne sont associées à
aucun seuil réglementaire : ni limite, ni référence. Ce sont souvent
des paramètres suivis pour comprendre le fonctionnement d'un réseau, des substances
recherchées sans valeur réglementaire fixée, ou des résultats exprimés autrement qu'en
concentration.
Nous affichons ces mesures, avec la mention explicite qu'il n'existe pas de seuil.
Elles ne sont comptées ni comme conformes, ni comme non conformes : les compter d'un
côté ou de l'autre serait inventer une règle qui n'existe pas.
Le réseau, et non la commune
Le contrôle sanitaire porte sur des réseaux de distribution, pas sur des communes.
Il y a 24 442 réseaux pour 34 944 communes, et
8 175 communes, soit 23,4 %, sont desservies par plusieurs
réseaux : 263 435 lignes du fichier précisent même le quartier concerné.
Afficher une valeur unique « pour la commune » reviendrait donc, dans près d'un cas sur
quatre, à mélanger des eaux d'origines différentes. Nous vous montrons la liste des
réseaux qui desservent votre commune, et vous choisissez. Sachez que le nom du réseau
dans le fichier est souvent celui d'un syndicat intercommunal, parfois éloigné du nom
de votre commune : c'est normal.
Un réseau peut aussi être alimenté par d'autres réseaux en amont : c'est le cas de
1 963 180 prélèvements, soit 46,6 %. Nous affichons ces liens quand ils
existent, car ils expliquent d'où vient l'eau.
Et jamais le nom de l'exploitant
Le fichier d'origine nomme l'unité de gestion, le distributeur et le maître d'ouvrage.
Ces trois colonnes ne sont pas chargées : elles n'entrent pas dans
notre base, donc aucune page ni aucune réponse de notre interface ne peut en contenir.
Nous n'avons pas filtré à l'affichage, nous avons refusé d'ingérer — un filtre
s'oublie, une colonne absente ne fuit pas.
Ce que nous publions à la place est ce que l'exploitant couvre : le nombre de
réseaux et de communes qu'il dessert. Sur les 6 690 entités du fichier, la médiane
est de 1 réseau, 51,2 % n'en ont qu'un seul et le maximum est de 260. Cela dit
l'échelle à laquelle se prennent les décisions techniques, sans désigner personne.
Ce choix a un coût, et nous l'assumons : le nom de l'exploitant est une information
publique, et savoir qui distribue l'eau que l'on paie relève de la vie démocratique
locale. Il reste accessible sur votre facture d'eau, en mairie avec le rapport annuel
sur le prix et la qualité du service, et dans le fichier public lui-même. Ce que nous
refusons n'est pas l'accès, c'est l'amplification : placer un nom au sommet d'une page
de mesures, là où une teneur en nitrates — un fait de bassin versant construit sur des
années en amont du captage — se lirait comme un reproche adressé à quelqu'un.
Ce que nous ne savons pas lire, nous ne le devinons pas
Les seuils réglementaires sont écrits en toutes lettres dans le fichier, sous des formes
variées (« <=0,1 µg/L », « >=200 et <=1100 µS/cm »). Notre lecteur refuse toute
forme qu'il ne reconnaît pas, plutôt que d'en approcher le sens : un seuil mal lu
inverse une conformité.
Ces refus sont comptés, et le compte est publié sur notre page d'état
(/api/etat) à côté de l'âge des données. Une donnée que nous n'avons pas su
lire doit être visible, pas enfouie dans un journal que personne n'ouvre.
Pourquoi nos chiffres peuvent différer d'un autre site
Plusieurs services republient le même fichier public. Si vous trouvez ailleurs un
chiffre différent du nôtre pour le même réseau et la même année, voici les causes les
plus probables. Aucune n'implique qu'un des deux se trompe.
- Les non-détections. C'est de loin la première cause, et elle porte
sur 65,9 % des analyses. Un site qui utilise la colonne traduite calcule sur des
zéros ; nous calculons sur les seules valeurs quantifiées. Nos médianes sont donc
mécaniquement plus élevées, et nos comptages de « valeurs » plus faibles.
- L'unité géographique. Un chiffre « par commune » agrège les
réseaux ; le nôtre est par réseau. Pour les 23,4 % de communes multi-réseaux,
les deux ne peuvent pas coïncider.
- La date de la version. Le producteur corrige et complète ses
fichiers ; une analyse peut être ajoutée ou rectifiée après coup. La version que nous
servons et sa date de construction sont indiquées sur
/api/etat.
- La période retenue. Nos séries annuelles couvrent toutes les
années présentes dans les fichiers ; le détail analyse par analyse n'est conservé que
sur une fenêtre récente. Un autre site peut afficher « les douze derniers mois » ou
« la dernière année complète ».
- Le traitement des analyses sans seuil. Elles représentent
24,3 % du total. Un taux de conformité change beaucoup selon qu'on les compte au
numérateur, au dénominateur, ou pas du tout — nous ne les comptons pas.
- Les résultats qui ne sont pas des nombres. Certaines analyses
rendent « présence », « traces » ou « incomptable ». Nous les rangeons à part ; les
additionner à des concentrations n'aurait pas de sens.
Source et licence
Les données affichées proviennent des résultats du contrôle sanitaire de l'eau
distribuée commune par commune, extraits de la base SISE-Eaux du
Ministère chargé de la Santé, publiés sur la plateforme
data.gouv.fr.
Ces données sont diffusées sous Licence Ouverte 2.0 (Etalab). Sourcène
les réutilise dans ce cadre, sans lien avec le producteur, qui n'est en rien engagé par
la présentation que nous en faisons ni par les erreurs qu'elle pourrait comporter.
La version exacte des fichiers ingérés, la date de construction de notre base, le
nombre d'analyses lues et conservées, ainsi que le nombre de formes et de seuils que
nous n'avons pas su lire, sont publiés en permanence sur
/api/etat.
", html)` de trois lignes la traite, ET c'est du
Jinja2 valide si la dépendance est ajoutée un jour (CONTRAT : « pas de
dépendance nouvelle sans raison écrite »).
⚠⚠ MAIS SI JINJA2 EST UN JOUR BRANCHÉ : `Jinja2Templates` active
l'auto-échappement sur les `.html`. `
Notre méthode
Sourcène affiche une mesure, sa date, son seuil réglementaire et la nature de ce seuil.
Rien d'autre. Le service ne rend aucun verdict, ne classe aucune commune et n'envoie
aucune alerte : l'alerte relève de l'Agence régionale de santé (ARS) et de votre mairie.
Cette page explique ce que nous faisons de la donnée publique, et surtout ce que nous
refusons d'en faire.
Deux analyses sur trois ne sont pas des mesures
Le fichier national contient 131 211 329 analyses, portant sur
1 788 paramètres différents, de 2016 à 2026. Sur ce total,
86 457 364 analyses — soit 65,9 % — ne portent pas un nombre mais une
borne : le laboratoire a écrit « inférieur à 0,020 », ce qui veut dire « s'il y en a,
il y en a moins que la plus petite quantité que mon appareil sait distinguer ».
C'est le résultat normal d'un contrôle qui cherche des substances rares. Ce n'est pas
une lacune du fichier. Mais ce n'est pas non plus une mesure, et cela change tout ce
qu'on peut en calculer.
Le fichier officiel traduit ces bornes en zéro. Nous ne le faisons pas.
Le fichier public contient une colonne de commodité qui convertit chaque résultat en
nombre. Nous avons vérifié ce qu'elle fait des « inférieur à » : elle les remplace par
zéro, dans 100,0 % des cas. Elle place sur ce même zéro d'autres
écritures qui ne disent pourtant pas la même chose, comme « traces »,
« non déterminé » ou « analyse non faite ».
Nous n'utilisons jamais cette colonne pour calculer. Nous relisons la chaîne écrite par
le laboratoire, telle quelle, et nous la conservons dans notre base mot pour mot. La
colonne traduite ne nous sert qu'à une chose : contrôler notre propre lecture.
La raison tient en un exemple. Sur un seul prélèvement réel, les seuils de
quantification des différents paramètres vont de 1 à 2 000 les uns par rapport aux
autres. « Inférieur à 0,0005 » et « inférieur à 1,0 » deviennent tous les deux zéro, et
l'information la plus utile — jusqu'où le laboratoire a su regarder — disparaît. Faire
la moyenne de ces zéros produit un nombre que personne n'a mesuré.
Nous affichons le seuil de quantification
Quand une substance n'a pas été détectée, nous écrivons
« non détecté (< 0,020 µg/L) » et jamais « 0 ». Les deux moitiés de cette
phrase comptent :
- « non détecté » dit ce qu'a trouvé le laboratoire, c'est-à-dire rien de
quantifiable ;
- le nombre entre parenthèses dit avec quelle finesse il a cherché. Une non-détection
à 0,0005 et une non-détection à 1,0 ne rassurent pas de la même façon.
Sur les séries d'un paramètre, nous conservons pour la même raison le pire seuil de
quantification rencontré dans l'année, et le nombre d'analyses réellement quantifiées
rapporté au nombre total.
Une médiane, jamais seule
Quand nous calculons un minimum, une médiane ou un maximum, nous le faisons sur les
seules valeurs quantifiées, et nous affichons toujours à côté combien d'analyses ont
été quantifiées sur combien d'analyses réalisées.
Nous le disons franchement : une médiane calculée ainsi surestime, et
c'est un biais connu. Nous l'assumons plutôt que de le masquer. Les deux méthodes
courantes pour le corriger consistent à remplacer les non-détections par 0, ou par la
moitié du seuil de quantification. Toutes les deux fabriquent des chiffres que personne
n'a mesurés, et le lecteur ne peut plus faire la différence. Nous préférons afficher un
chiffre imparfait accompagné de quoi le comprendre.
« Limite » et « référence » ne sont pas la même chose
La réglementation distingue deux sortes de seuils, et les confondre revient à
transformer un défaut de confort en risque sanitaire.
Les deux natures de seuil, et ce qu'un dépassement signifie
| Nature du seuil |
Ce qu'elle vise |
Ce qu'un dépassement veut dire |
| Limite de qualité |
Les paramètres qui peuvent avoir un effet sur la santé, immédiat ou après une
exposition prolongée. |
Le seuil est contraignant. Le dépassement appelle une action, et c'est l'ARS
qui décide s'il faut restreindre un usage. |
| Référence de qualité |
Les paramètres qui renseignent sur le bon fonctionnement des installations et
sur le confort : goût, odeur, aspect, corrosivité. |
Le seuil est indicatif. Le dépassement signale quelque chose à surveiller ou à
corriger, pas un danger en soi. |
Sur nos pages, la nature du seuil est écrite à côté de chaque valeur. Nous ne
remplaçons jamais ces deux mots par un mot unique ni par une couleur, parce que la
couleur efface la distinction que la réglementation a pris soin d'établir.
Près d'une analyse sur quatre n'a aucun seuil
31 855 033 analyses, soit 24,3 % du total, ne sont associées à
aucun seuil réglementaire : ni limite, ni référence. Ce sont souvent
des paramètres suivis pour comprendre le fonctionnement d'un réseau, des substances
recherchées sans valeur réglementaire fixée, ou des résultats exprimés autrement qu'en
concentration.
Nous affichons ces mesures, avec la mention explicite qu'il n'existe pas de seuil.
Elles ne sont comptées ni comme conformes, ni comme non conformes : les compter d'un
côté ou de l'autre serait inventer une règle qui n'existe pas.
Le réseau, et non la commune
Le contrôle sanitaire porte sur des réseaux de distribution, pas sur des communes.
Il y a 24 442 réseaux pour 34 944 communes, et
8 175 communes, soit 23,4 %, sont desservies par plusieurs
réseaux : 263 435 lignes du fichier précisent même le quartier concerné.
Afficher une valeur unique « pour la commune » reviendrait donc, dans près d'un cas sur
quatre, à mélanger des eaux d'origines différentes. Nous vous montrons la liste des
réseaux qui desservent votre commune, et vous choisissez. Sachez que le nom du réseau
dans le fichier est souvent celui d'un syndicat intercommunal, parfois éloigné du nom
de votre commune : c'est normal.
Un réseau peut aussi être alimenté par d'autres réseaux en amont : c'est le cas de
1 963 180 prélèvements, soit 46,6 %. Nous affichons ces liens quand ils
existent, car ils expliquent d'où vient l'eau.
Et jamais le nom de l'exploitant
Le fichier d'origine nomme l'unité de gestion, le distributeur et le maître d'ouvrage.
Ces trois colonnes ne sont pas chargées : elles n'entrent pas dans
notre base, donc aucune page ni aucune réponse de notre interface ne peut en contenir.
Nous n'avons pas filtré à l'affichage, nous avons refusé d'ingérer — un filtre
s'oublie, une colonne absente ne fuit pas.
Ce que nous publions à la place est ce que l'exploitant couvre : le nombre de
réseaux et de communes qu'il dessert. Sur les 6 690 entités du fichier, la médiane
est de 1 réseau, 51,2 % n'en ont qu'un seul et le maximum est de 260. Cela dit
l'échelle à laquelle se prennent les décisions techniques, sans désigner personne.
Ce choix a un coût, et nous l'assumons : le nom de l'exploitant est une information
publique, et savoir qui distribue l'eau que l'on paie relève de la vie démocratique
locale. Il reste accessible sur votre facture d'eau, en mairie avec le rapport annuel
sur le prix et la qualité du service, et dans le fichier public lui-même. Ce que nous
refusons n'est pas l'accès, c'est l'amplification : placer un nom au sommet d'une page
de mesures, là où une teneur en nitrates — un fait de bassin versant construit sur des
années en amont du captage — se lirait comme un reproche adressé à quelqu'un.
Ce que nous ne savons pas lire, nous ne le devinons pas
Les seuils réglementaires sont écrits en toutes lettres dans le fichier, sous des formes
variées (« <=0,1 µg/L », « >=200 et <=1100 µS/cm »). Notre lecteur refuse toute
forme qu'il ne reconnaît pas, plutôt que d'en approcher le sens : un seuil mal lu
inverse une conformité.
Ces refus sont comptés, et le compte est publié sur notre page d'état
(/api/etat) à côté de l'âge des données. Une donnée que nous n'avons pas su
lire doit être visible, pas enfouie dans un journal que personne n'ouvre.
Pourquoi nos chiffres peuvent différer d'un autre site
Plusieurs services republient le même fichier public. Si vous trouvez ailleurs un
chiffre différent du nôtre pour le même réseau et la même année, voici les causes les
plus probables. Aucune n'implique qu'un des deux se trompe.
- Les non-détections. C'est de loin la première cause, et elle porte
sur 65,9 % des analyses. Un site qui utilise la colonne traduite calcule sur des
zéros ; nous calculons sur les seules valeurs quantifiées. Nos médianes sont donc
mécaniquement plus élevées, et nos comptages de « valeurs » plus faibles.
- L'unité géographique. Un chiffre « par commune » agrège les
réseaux ; le nôtre est par réseau. Pour les 23,4 % de communes multi-réseaux,
les deux ne peuvent pas coïncider.
- La date de la version. Le producteur corrige et complète ses
fichiers ; une analyse peut être ajoutée ou rectifiée après coup. La version que nous
servons et sa date de construction sont indiquées sur
/api/etat.
- La période retenue. Nos séries annuelles couvrent toutes les
années présentes dans les fichiers ; le détail analyse par analyse n'est conservé que
sur une fenêtre récente. Un autre site peut afficher « les douze derniers mois » ou
« la dernière année complète ».
- Le traitement des analyses sans seuil. Elles représentent
24,3 % du total. Un taux de conformité change beaucoup selon qu'on les compte au
numérateur, au dénominateur, ou pas du tout — nous ne les comptons pas.
- Les résultats qui ne sont pas des nombres. Certaines analyses
rendent « présence », « traces » ou « incomptable ». Nous les rangeons à part ; les
additionner à des concentrations n'aurait pas de sens.
Source et licence
Les données affichées proviennent des résultats du contrôle sanitaire de l'eau
distribuée commune par commune, extraits de la base SISE-Eaux du
Ministère chargé de la Santé, publiés sur la plateforme
data.gouv.fr.
Ces données sont diffusées sous Licence Ouverte 2.0 (Etalab). Sourcène
les réutilise dans ce cadre, sans lien avec le producteur, qui n'est en rien engagé par
la présentation que nous en faisons ni par les erreurs qu'elle pourrait comporter.
La version exacte des fichiers ingérés, la date de construction de notre base, le
nombre d'analyses lues et conservées, ainsi que le nombre de formes et de seuils que
nous n'avons pas su lire, sont publiés en permanence sur
/api/etat.
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